Echanges avec Jurkiewicz avant le 70.3 Brésil...

Le ligérien revient à la compétition après plus de 4 mois sans dossard sur le 70.3 du Brésil. L'occasion d'une petite discussion entre Jeremy et moi (C. Bastie..) pour les internautes....
 

CB : Pourquoi le 70.3 du brésil ? JJ : Pas vraiment le choix… Plus sérieusement : enfin il y a quand même un peu de ça car si j’avais pu courir mi-juin au UK je n’aurai pas eu à venir ici. 

Mais fin juillet quand il a fallu regarder les courses du mois d’aout (car mon envie était toujours de me qualifier pour Hawaii) le Brésil m’a tapé dans l'œil et puis côté logistique il y avait la possibilité de faire un voyage « assez » court avec juste une escale au Portugal (chose importante quand on arrive 3 jours avant la course).

Le parcours vélo qui semble assez roulant m’a aussi bien plu, maintenant on verra dimanche si j’ai bien choisi, dans tous les cas je suis content d’être ici et d’enfin remettre un dossard.

 

CB : Comment juges tu ton état de forme avant cette course ? JJ : Il doit être bon, et notamment en Nat et vélo, la cap sera dure et me paraîtra sûrement interminable mais pendant 4 mois j’aurai CREVE rien que pour faire 2 foulées donc je penserais à ça.

Depuis fin mars j’ai arrêté le cap mais pas le vélo et Nat, jusqu'à un cycle qui m’a amené mi-juin.

Puis, une petite coupure et depuis début juillet je m’entraine en vue d’une course en aout et avec plus de 4 semaines à Orcières Merlette à ne pas faire grand-chose d’autre j’espère que je ferai une bonne course et que je transférerai les choses réalisées à l’entrainement au moins jusqu'à la 2e transition.

 

CB : Un tel déplacement montre que tu es donc toujours motivé par la qualif pour kona? JJ :Tout à fait. Après l’Ironman de Melbourne la qualif me paraissait assez accessible mais avec cette blessure qui fut beaucoup plus longue que ce à quoi je m’attendais, cela n’a pas été le cas.

J’ai fait la course l’année dernière avec un résultat satisfaisant pour moi et l’envie d’y retourner est vraiment présente. J’avais pris plaisir sur la course (entrecoupé de moments très durs) et j’aimerai donc pouvoir être de nouveau au départ.

Je suis sur le dernier week-end de qualification mais je ne pense pas avoir fait la course aux points en faisant le tour du monde des IM. Je n’ai fait aucune course du circuit depuis l’IM Melbourne et je n’aurai que 3 courses de comptabilisées pour un éventuel slot donc si j’ai la qualif je ne pense pas que j’aurai laissé beaucoup d’énergie dans les déplacements et courses courues.

La seule énergie perdue fut celle dans la lutte contre cette blessure mais maintenant j’espère qu’elle est bien derrière moi et le plus important sera de tirer les bons enseignements de cette blessure.

J'ai à mon tour  2 petites questions pour toi....

JJ : Quelle fut la vision de l'entraineur par rapport à cette blessure un peu interminable? CB : Nous savons depuis tes débuts en triathlon que tu as une faiblesse au niveau des tibias, ce qui nous a déjà poussé à orienter différemment l’entraînement en course à pied. Malheureusement, nous n’avons pas encore la solution car le souci au périoste est revenu. Il faudra donc encore progresser au niveau de la prévention, même si la recherche du haut niveau pousse obligatoirement à prendre quelques risques..

Mais la blessure fait parti du sport et cela ne reste donc que du sport… on voit aussi l’importance dans ces moments là qu’il y a de ne pas avoir que le triathlon comme centre d’intérêt... L’athlète, même s’il est très centré sur lui, doit toujours relativiser ce genre de chose. Il est bien que l’entraineur n’ajoute pas de stress mais au contraire aide à tenter de retirer des éléments positifs.

Il convient avant tout de pouvoir compter sur un excellent diagnostic. Ensuite, l’athlète doit l’accepter et se projeter le plus rapidement possible vers de nouveaux objectifs. C’est aussi dans ces moments là que l’on juge de la motivation et de la volonté de l’athlète.

On a la chance dans le triathlon de souvent pouvoir continuer à s’entrainer dans au moins une discipline malgré une blessure.

Dans ton cas, il fallait se servir de cette coupure forcée à pied pour insister sur les entraînements en vélo et progresser dans cette discipline. 

JJ : Et comment juges tu ces 4/5 mois ou il y a quand même eu quelques entrainements ?  CB : Cette période n’a donc pas été une perte de temps ! Bien qu’aucune compétition n’ait été au programme, nous avons su trouver des objectifs et rester mobilisés. La motivation a  été constante à un haut niveau ce qui est un premier point très positif et montre ton implication dans ton projet sportif.

Sur un premier cycle en profitant du temps laissé par l’arrêt de la course à pied, nous avons pu franchir un palier au niveau du volume en vélo.

Ensuite en reprenant un ‘’travail’’ plus spécifique, nous avons pu constater par les chiffres (watts, chronomètres,…) que les progrès sont bien là. Il reste maintenant à les valider en compétition et à retrouver le niveau d’avant blessure en course à pied en évitant toute récidive au niveau des périostes..

Par CB le 24/08/2013

Multriman Partenaires

partenaire
Multriman - 23 bis Chemin de la Chabure 42400 Saint Chamond - Tél. 06 64 29 29 00 - cbastie@multriman.com
Multitex, développement internet